Linus Pauling : ses découvertes sur la vitamine C

Chimiste, physicien mais aussi pacifiste américain, Linus Pauling (1901-1994) était incontestablement un personnage hors du commun. Au-delà d’être l’une des rares personnes à avoir reçu non pas un mais deux prix Nobel – le Prix Nobel de Chimie en 1954 et le Prix Nobel de la Paix en 1962 – il fut connu dans le monde entier pour ses travaux portant sur la vitamine C. Travaux qui lui valurent le surnom de « Pape de la vitamine C » !

Quel rôle Linus Pauling a-t-il joué dans la popularisation de la vitamine C ?

On pourrait penser que Linus Pauling étudia en profondeur la vitamine C tout au long de son existence ! Mais ce n’est qu’au milieu des années 1970 – soit plus de 10 ans après avoir reçu son second Prix Nobel – que Pauling s’intéressa véritablement à la vitamine C.

Inspiré par les travaux d’Irwin Stone, il co-fonda en 1973 le Linus Pauling Institute of Medicine, un institut de recherche consacré à la « médecine orthomoléculaire ». Cette pseudoscience suggère qu’un apport optimal de nutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides aminés essentiels) permet de lutter contre la majeur partie des facteurs de mortalité dans les pays industrialisés tels que le cancer. 

Il déclara d’ailleurs à ce sujet :

« Je suis fasciné par l’idée que ces substances, que l’on prend généralement à doses infimes, pouvaient avoir des effets favorables sur la santé lorsqu’on en ingère des quantités 100 à 1000 fois plus élevées. À ma grande surprise, j’ai trouvé un grand nombre de preuves pour soutenir l’idée que des doses importantes de vitamines pouvaient être utiles sur le plan clinique. »

Considérant la vitamine C comme l’une des plus importantes de ces molécules, il vint à en consommer quotidiennement près de 3 grammes par jour afin de trouver équilibre physique et mental.

Bien qu’il fut jusqu’alors porté aux nues par la communauté scientifique de l’époque grâce à son Prix Nobel de Chimie (Einstein lui même reconnaitra le génie du savant américain !), cette prise de position sur la vitamine C souleva un tollé général dans la sphère pharmaceutique et médical. De nombreux universitaires américains dénoncèrent l’inefficacité du traitement. 

Toutefois, à force d’ouvrages et d’expériences, Linus Pauling parvint à rallier à sa cause un nombre important de scientifiques, médecins spécialisés et naturopathes.

Le débat suscité par ce scientifique d’exception a le mérite de souligner toute la complexité de la reine des vitamines.